Les rencontres littéraires

La littérature est une merveilleuse invitation au voyage, une douce escapade hors du quotidien, au fil des mots et des pages. Lire, c’est aussi une ouverture à l’analyse humaine et sociétale, une invitation à la réflexion dont on sort tantôt émerveillé, tantôt interloqué, souvent grandi. Dans le cadre de notre atelier « Rencontres littéraires », chacune des rencontres est consacrée à un livre, lu par tous les participants au préalable. L’occasion alors d’échanger en toute convivialité, de livrer ses impressions et ses réflexions sur l’expérience littéraire du mois.

Sept jeudis par an, d’octobre à juin.

Inscription obligatoire. 5 participants maximum (mesures covid-19).

Intéressé(e)? N’hésitez pas à nous contacter pour vous inscrire! 

Animatrice: Dominique Quétin

Liste des livres et rendez-vous:

  • Jeudi 07 octobre 2021 de 14 à 16h : Un classique et l’évocation contemporaine de son auteure aux idées d’avant-garde. Rebecca de Daphné du Maurier (1938) suivi de Manderley for ever de Tatiana de Rosnay (2016)

Rebecca, roman policier, inspiré par les œuvres de Charlotte Brontë et Jane Austen, est considéré au xxie siècle comme un classique de la littérature anglaise. Le cadre, un manoir majestueux : Manderley, qui a une atmosphère. Un an après sa mort, le charme noir de l’ancienne propriétaire, Rebecca de Winter, une femme vénérée, adorée, adulée par tous, hante encore le domaine, comme le roman. La nouvelle épouse, jeune et timide, de Maxim de Winter pourra-t-elle échapper à cette ombre, à son souvenir ? Un livre envoûtant qui vous obsède jusqu’à la dernière page. Immortalisé au cinéma par Hitchcock en 1940, ce chef-d’œuvre de Daphné du Maurier a fasciné plus de trente millions de lecteurs à travers le monde. Après cette lecture intense et éblouissante, découvrons l’auteure avec :

Manderley for ever de Tatiana de Rosnay (2016) « J’ai décrit Daphné du Maurier comme si je la filmais, caméra à l’épaule, afin que mes lecteurs comprennent d’emblée qui elle était. J’ai décrypté ses livres, sa voix, son regard, sa façon de marcher, son rire. J’ai écouté ses enfants, ses petits-enfants. Autour des maisons qu’elle aimait avec passion, j’ai dressé le portrait d’une écrivaine atypique et envoûtante, méprisée des critiques parce qu’elle vendait des millions de livres. Son univers macabre et fascinant a engendré une œuvre complexe, étonnamment noire, à l’opposé de l’étiquette « eau de rose » qui lui fut si injustement attribuée. Ce livre se lit comme un roman, mais je n’ai rien inventé. Tout y est vrai. C’est le roman d’une vie. »

  • Jeudi 04 novembre 2021 de 14 à 16h: Un destin de femme Devenir de Michelle Obama (2018).  

Devenir (en anglais : Becoming) est le titre des mémoires de Michelle Obama, probablement écrites par un nègre littéraire. Décrit par l’auteure comme une expérience profondément personnelle, le livre parle de ses racines et de la façon dont elle a trouvé sa voie, ainsi que de son temps passé à la Maison-Blanche, de sa campagne de santé publique ainsi que de son rôle de mère. Il s’est vendu à plus d’exemplaires que tout autre livre publié aux États-Unis en 2018, battant le record en seulement 15 jours. Le livre a été traduit en 24 langues. Un critique l’a qualifié de « rafraîchissant et saisissant ».

  • Jeudi 02 décembre 2021 de 14 à 16h: Autour de Amin Maalouf – évocation d’un écrivain humaniste. Amin Maalouf, une œuvre à revisiter de Rachel Bouvet (2014) suivi de Léon l’Africain de Amin Maalouf (1986) et Les identités meurtrières de Amin Maalouf (1998)

Présentation d’une analyse de l’œuvre de cet auteur à partir du livre Amin Maalouf, une œuvre à revisiter de Rachel Bouvet (2014) L’ensemble de l’œuvre de Amin Maalouf interroge les rapports politiques et religieux qu’entretiennent l’Orient et l’Occident mais aussi les thèmes de l’exil et de l’identité. Observateur et interprète de l’histoire et de son temps, l’auteur parvient par le biais de sa littérature érudite, à bâtir des ponts entre les hommes et les cultures.

Nous découvrons cette œuvre avec : Léon l’Africain (roman historique – 1986). Cette autobiographie imaginaire part d’une histoire vraie. En 1518, un ambassadeur maghrébin, revenant d’un pèlerinage à la Mecque, est capturé par des pirates siciliens, qui l’offrent en cadeau à Léon X, le grand pape de la Renaissance. Ce voyageur s’appelait Hassan al-Wazzan. Il devient le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l’Africain. Sa vie, faite de passions, de dangers et d’honneurs, et que ponctuent les grands événements de son temps, est fascinante : il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista, d’où, avec sa famille, il a dû fuir l’Inquisition, en Égypte lors de sa prise par les Ottomans, en Afrique noire à l’apogée de l’empire de l’Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu’au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint. Homme d’Orient et d’Occident, homme d’Afrique et d’Europe, la vie de ce personnage correspond parfaitement à l’époque étonnante que fut le XVIe siècle.

Les identités meurtrières (essai – 1998). Que signifie le besoin d’appartenance collective, qu’elle soit culturelle, religieuse ou nationale ? Pourquoi ce désir, en soi légitime, conduit-il si souvent à la peur de l’autre et à sa négation ? Nos sociétés sont-elles condamnées à la violence sous prétexte que tous les êtres n’ont pas la même langue, la même foi ou la même couleur ? Né au confluent de plusieurs traditions, le romancier puise dans son expérience personnelle, aussi bien que dans l’histoire, l’actualité ou la philosophie, pour interroger cette notion cruciale d’identité. Il montre comment, loin d’être donnée une fois pour toutes, l’identité est une construction qui peut varier. Il en dénonce les illusions, les pièges, les instrumentations. Il nous invite à un humanisme ouvert qui refuse à la fois l’uniformisation planétaire et le repli sur la «tribu».

« Il faudrait faire en sorte que personne ne se sente exclu de la civilisation commune qui est en train de naître, que chacun puisse y retrouver sa langue identitaire, et certains symboles de sa culture propre, que chacun, là encore, puisse s’identifier, ne serait-ce qu’un peu, à ce qu’il voit émerger dans le monde qui l’entoure, au lieu de chercher refuge dans un passé idéalisé. Parallèlement, chacun devrait pouvoir inclure dans ce qu’il estime être son identité, une composante nouvelle, appelée à prendre de plus en plus d’importance au cours du nouveau siècle, du nouveau millénaire : le sentiment d’appartenir aussi à l’aventure humaine. »

  • Jeudi 03 mars 2022 de 14 à 16h: Guillaume Musso – Ses évocations du métier d’écrire, des rapports entre un auteur et ses personnages, du pouvoir des livres. La fille de papier de Guillaume Musso (2010), La vie secrète des écrivains de Guillaume Musso (2019) suivi de La vie est un roman de Guillaume Musso (2020).

La fille de papier (2010) – vu comme le meilleur roman de l’auteur jusqu’en 2018. Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d¹inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire. Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel…L’intrigue est bien ficelée et la chute particulièrement soignée et surprenante.

La vie secrète des écrivains (2019). 1999. Après avoir publié 3 romans à succès, l’écrivain Nathan Fawles arrête d’écrire et se retire à Beaumont, une île sauvage au large des côtes méditerranéennes. Automne 2018. Ses romans captivent toujours les lecteurs mais Fawles n’a plus donné d’interview depuis 20 ans. Mathilde Monney, jeune journaliste suisse, débarque sur l’île, bien décidée à percer son secret. Le même jour, un corps de femme est découvert sur une plage et l’île est bouclée par les autorités. Commence alors entre Mathilde et Nathan un face à face, où se heurtent vérités occultées et mensonges assumés, où se frôlent l’amour et la peur…Un jeu de l’oie littéraire fascinant qui se révèle diabolique.

La vie est un roman (2020). « Un jour d’avril, ma fille de trois ans, Carrie, a disparu alors que nous jouions toutes les deux à cache-cache dans mon appartement de Brooklyn. » Ainsi débute le récit de Flora Conway, romancière renommée. La disparition de Carrie n’a aucune explication. Au même moment, à Paris, de l’autre côté de l’Atlantique, un écrivain au cœur broyé se terre dans une maison délabrée. Lui seul détient la clé du mystère. Et Flora va le débusquer.

  • Jeudi 07 avril 2022 de 14 à 16h: La vraie vie de Adeline Dieudonné (2018) Une jeune auteure belge qui monte : Adeline Dieudonné.

La vraie vie de Adeline Dieudonné (2018) Un huis-clos familial noir, l’univers violent et oppressant d’une famille d’aujourd’hui où ils sont quatre : le père, la mère, la fille et le petit frère. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu’au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent : le petit frère change peu à peu et laisse place à la « hyène »… Alors sa sœur va tout faire pour qu’il retrouve sa joie de vivre. Une écriture intelligente, acide, subtile et touchante…La Vraie Vie, livre-phénomène a reçu de nombreux prix : Prix Renaudot des lycéens, Grand Prix des lectrices de Elle, Prix du roman Fnac, Prix Filigranes, Prix Victor-Rossel, Étoile du roman, Prix du premier roman (Québec) et a été traduit dans une vingtaine de langues.

  • Jeudi 05 mai 2022 de 14 à 16h: Civilizations de Laurent Binet (2019) Un roman historique particulier : une uchronie, genre littéraire qui repose sur le principe de la réécriture de l’histoire à partir de la modification d’un événement passé. Un regard neuf sur la colonisation et l’histoire de l’Europe.

Civilizations de Laurent Binet (2019) Vers l’an mille : la fille d’Erik le Rouge met cap au sud. 1492 : Colomb ne découvre pas l’Amérique. 1531 : les Incas envahissent l’Europe. À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être ? Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors. Donnez-leur le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire. Civilizations est le roman de cette hypothèse : Atahualpa débarque dans l’Europe de Charles Quint. Pour y trouver quoi ? L’Inquisition espagnole, la Réforme de Luther, le capitalisme naissant. Le prodige de l’imprimerie, et ses feuilles qui parlent. Des monarchies exténuées par leurs guerres sans fin, sous la menace constante des Turcs. Une mer infestée de pirates. Un continent déchiré par les querelles religieuses et dynastiques. Mais surtout, des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement, juifs de Tolède, maures de Grenade, paysans allemands : des alliés. De Cuzco à Aix-la-Chapelle, et jusqu’à la bataille de Lépante, voici le récit de la mondialisation renversée, telle qu’au fond, il s’en fallut d’un rien pour qu’elle l’emporte, et devienne réalité.

  • Jeudi 02 juin 2022 de 10 à 12h: Bilan de l’année
Informations

Prochaines dates

  • 7 octobre 2021 (14:00 - 16:00)
  • 4 novembre 2021 (14:00 - 16:00)
  • 2 décembre 2021 (14:00 - 16:00)
  • 3 mars 2022 (14:00 - 16:00)
  • 7 avril 2022 (14:00 - 16:00)
  • 5 mai 2022 (14:00 - 16:00)
  • 2 juin 2022 (10:00 - 12:00)

Lieu

Rue de Pitteurs, 8 à 4020 Liège.

Prix

60€ pour le cycle de sept séances. Pas d'inscription possible par séance.
Inscription obligatoire.
5 personnes maximum (mesures covid-19)
Par téléphone au 04/222.45.86 ou via le formulaire en ligne.

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