Créations croisées, de la méfiance au vivre-ensemble : résumer du projet
Entre novembre 2025 et juin 2026, deux groupes qui ne se croisaient pas se sont rencontrés, ont cuisiné ensemble, ont créé ensemble. Le projet Créations croisées est aujourd’hui terminé et ça mérite d’être raconté.
Qui était là, et pourquoi
D’un côté, des personnes migrantes venues d’Afghanistan, de Syrie, du Maroc, d’Irak, qui apprennent le français à Infor Famille. Pour la plupart des femmes qui élèvent leurs enfants seules et qui naviguent dans des démarches administratives dans une langue qui n’est pas encore la leur. Zahra qui a fui Daesh, Bibi qui a perdu sa mère cinq mois après son arrivée, Nadia qui veut travailler et être libre, Ouarda qui s’ennuie de sa famille restée au Maroc. Le groupe se réunissait le jeudi matin.
De l’autre, les habitué·es du café social Le Chal’Heureux à Outremeuse. Des gens en précarité économique, plusieurs générations qui se côtoient, plusieurs participant·es peu habitué·es à ce type de travail collectif. Le groupe se réunissait le mardi après-midi et Le Chal’Heureux reste souvent son principal espace de lien social.
Ces deux groupes ne se croisaient pas avant le projet. Certaines participantes du groupe de personnes migrantes habitaient à quelques rues du Chal’Heureux sans savoir ce qui s’y passait. Ce qu’ils partageaient sans le savoir, c’est un sentiment de ne pas compter, une insécurité quotidienne que les débats politiques ne racontent jamais vraiment.
C’est de là qu’est parti le projet, soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre de l’appel à projets Promotion de la Citoyenneté et de l’Interculturalité (PCI 2025).
Notre vision de l’insécurité
Le projet est né de choses qu’on entendait, dans les ateliers, dans les moments informels. Des paroles sur l’autre, parfois fermées, parfois teintées de méfiance. Des gens qui vivent sur le même territoire sans vraiment se croiser et qui se construisent des images les uns des autres à partir de ce qu’ils n’ont pas vécu ensemble.
Derrière les discours qui désignent l’autre comme une menace, il y a presque toujours une insécurité propre, non dite, non entendue. Le mot insécurité s’entend partout, dans les débats politiques, dans les journaux, sur les affiches électorales. Ce qui s’est entendu dans nos groupes relève d’autre chose : la peur d’aller au guichet et de ne pas comprendre ce qu’on demande, la peur d’ouvrir une enveloppe officielle, la honte de ne pas pouvoir payer quelque chose pour ses enfants, le sentiment de prendre de la place sans y avoir droit.
Les personnes qui vivent ces insécurités-là occupent rarement le débat public sur l’insécurité. Le projet est parti de la conviction qu’avec les moyens et le temps nécessaires, elles peuvent comprendre ce qui les fragilise et de construire autre chose.
L’insécurité recouvre des réalités très différentes, souvent liées entre elles. L’insécurité matérielle, quand les fins de mois ne finissent pas. L’insécurité administrative, quand les papiers, le séjour, les démarches occupent une part disproportionnée de l’énergie disponible. L’insécurité du logement, quand on ne sait pas si on sera encore là dans six mois. L’insécurité relationnelle et psychologique, l’isolement, la peur chronique, l’épuisement de vivre sur le qui-vive. Ces formes se cumulent souvent chez les mêmes personnes et elles restent largement invisibles dans les discours qui prétendent parler d’insécurité.
Le rôle de l’éducation permanente consiste à donner des outils pour comprendre d’où viennent ces peurs, comment elles se fabriquent et s’amplifient et comment y répondre autrement que par le repli sur soi. Trois mouvements ont guidé le travail avec les deux groupes: partir du vécu personnel en le prenant au sérieux comme point de départ de l’analyse, remonter vers les mécanismes et les discours qui produisent ce sentiment, construire ensemble des alternatives et reprendre la parole.
Mettre deux publics qui ne se connaissent pas dans la même salle et espérer que quelque chose se passe suffit rarement. La méfiance s’installe vite, les projections aussi, on voit l’autre à travers le filtre de ce qu’on a entendu dire sur lui. La démarche du projet a pris un autre chemin. Plutôt que de provoquer la rencontre frontale d’emblée, elle a construit d’abord une relation par l’intermédiaire des créations. Chacun·e s’est envoyé quelque chose de soi avant de se voir, s’est découvert par fragments, à son rythme, en choisissant ce qu’il ou elle révélait. Quand la rencontre physique est arrivée, l’autre n’était plus tout à fait un inconnu.
Se parler avant de se voir
Avant de se voir, les deux groupes ont échangé à travers plusieurs médias.
Des messages enregistrés au micro ont circulé dans les deux sens, des récits sur l’arrivée en Belgique, des impressions sur le quartier, des choses du quotidien. Le micro était selon les moments confié directement aux participant·es ou tenu par l’animateur·rice. Il permet de parler de soi à travers un support concret, sans avoir à se justifier ou à se positionner frontalement sur des sujets sensibles.
Le groupe de personnes migrantes s’est aussi présenté sur une carte du monde, en indiquant d’où chacune venait, où elle avait déjà été, où elle rêvait d’aller un jour. Des écrits ont circulé aussi, des témoignages, des documents partagés d’un groupe à l’autre. Ce mélange de formes, orales et écrites, a laissé à chacun·e le choix de la manière dont il ou elle avait envie de se raconter.
Recevoir la voix ou l’écrit de quelqu’un qu’on n’a jamais vu, c’est difficile de rester indifférent. Ça a créé une curiosité pour l’autre que les grandes discussions n’auraient pas forcément produite aussi vite.
La cuisine, premier terrain commun
La première rencontre physique entre les deux groupes a eu lieu en mars 2026, autour d’un atelier cuisine au Chal’Heureux. Au menu, les chicons au gratin, recette belge proposée par le groupe du café social. Ce n’était pas un détour, c’était le chemin. Quand les mains sont occupées, les conversations vont ailleurs, vers les peurs du quotidien, vers les insécurités qu’on ne dit pas d’habitude.
À la fin de cette première séance, les participant·es du Chal’Heureux ont eux-mêmes proposé au groupe de personnes migrantes de revenir cuisiner un plat de leur choix. Un deuxième atelier a suivi en mai autour du couscous. Lors d’un troisième atelier, les deux groupes ont préparé ensemble le repas pour l’ensemble des bénéficiaires du Chal’Heureux. Ils ne créaient plus seulement entre eux, mais pour d’autres, et ça a changé leur rapport à ce qu’ils faisaient.
De ces ateliers est né un carnet de recettes collectif : le pain afghan de Bibi, le tajine de Yamina et Nadia, la salade kurde de Zara, les crêpes mille trous de Ouarda, le couscous de Salma, et côté Chal’Heureux, le hachis parmentier et les chicons au gratin. Chaque page raconte plus que des ingrédients.
Déconstruire ce qui crée la méfiance
En parallèle des échanges, les deux groupes ont travaillé sur ce qui alimente les peurs et les clivages, discours médiatiques, populisme, stéréotypes sur les personnes migrantes ou sur les personnes précaires. L’idée n’était pas de donner des réponses toutes faites mais de donner des outils pour analyser par soi-même ce qu’on entend, ce qu’on ressent, ce qu’on voit.
Ce travail a produit des moments de reconnaissance mutuelle inattendus. Quand le groupe du Chal’Heureux a entendu les témoignages sonores du groupe de personnes migrantes, un participant a réagi ainsi : « elle parle d’avoir peur de déranger. Moi aussi j’ai ça. Mais je n’aurais pas utilisé ces mots-là. »
Le mouvement inverse a été tout aussi fort. Quand une participante du Chal’Heureux a dit qu’elle aurait aimé être étrangère parce que « les étrangers ont tout automatiquement », le groupe de personnes migrantes a cherché à comprendre. Les participantes ont émis l’hypothèse que cette femme ne connaissait peut-être pas de personnes étrangères, qu’elle avait peut-être ses propres peurs et ses propres difficultés. Elles ont alors décidé, de leur propre initiative, de produire des témoignages sur leur arrivée en Belgique pour lui faire comprendre pourquoi elles avaient quitté leur pays.
Le leporello et les cartes postales
L’atelier de collage animé par Shani Hannay, illustratrice professionnelle, a réuni les deux groupes en personne pour créer ensemble un leporello, ce livre-accordéon qui se déplie en une seule longue image.
Des ciseaux, du papier, des images découpées. L’art ne sert pas seulement quand les mots manquent dans une langue qu’on apprend encore, il permet de dire des choses que même les mots qu’on maîtrise ne suffisent pas à exprimer. Chaque fragment d’histoire individuelle est devenu partie d’une œuvre collective.
Dans la foulée, les participants du groupe de personnes migrantes ont transformé leurs collages en cartes postales individuelles autour de la question « comment je me sens dans le quartier ». Des cartes vierges ont été laissées au Chal’Heureux pour que ses habitué·es puissent répondre par retour de cartes, ce qu’une partie d’entre eux a fait. Les messages échangés en disent long : le souhait que « tout le monde se sentira en sécurité dans un futur proche », ou l’espoir d’une vie en Belgique « joyeuse et pleine de surprises ». Une phrase est revenue plusieurs fois du côté du Chal’Heureux : « vous êtes courageux d’apprendre le français. »
Ce mouvement de reconnaissance s’est aussi joué dans les couloirs, entre deux fourneaux. Une participante veuve du groupe d’apprentissage a raconté avoir discuté avec une dame veuve du Chal’Heureux et y avoir trouvé une proximité inattendue : « elle et moi, c’est la même chose. » Lors de la deuxième rencontre cuisine, une autre participante et l’une des dames âgées du Chal’Heureux se sont spontanément enlacées pour se dire au revoir.
La fresque : ce dont on a besoin pour bien vivre ensemble
Les participant·es ont réalisé une fresque collective autour d’une seule question : de quoi avons-nous besoin pour bien vivre ensemble ?
Leurs réponses : de la solidarité, du rire, partager, la nature, du repos, des lois, plus de calme, plus de gentillesse, de l’espoir, de l’égalité, de la justice, de la paix, de la liberté.
Ces mots ne sont pas abstraits quand on sait qui les a écrits. La solidarité, pour des gens qui ont souvent vécu l’isolement, c’est savoir qu’il y a quelqu’un quand ça va mal, que ce soit pour une démarche administrative ou pour manger. Le rire et le partage, c’est ce que ces ateliers ont produit concrètement. Le repos et le calme, c’est ce que Zahra décrit en parlant de la Belgique par rapport à la Syrie, mais c’est aussi ce que demandent des gens épuisés par la précarité. L’égalité, la justice, la liberté, Nadia les formule en disant qu’ici il y a le droit, qu’on peut travailler et gagner sa vie, mais pour d’autres, habitué·es du Chal’Heureux comme personnes migrantes, ce sont des droits qui semblent encore loin.
Deux groupes qui se méfiaient l’un de l’autre ont abouti à une vision commune, pas en effaçant ce qui les différencie mais en découvrant ce qu’ils voulaient pareil.
Le podcast, deux voix qui se répondent
Le podcast rassemble les prises de son réalisées sur le vif tout au long du projet, montées par l’animateur pour rester au plus près de la parole des participant·es.
La première partie, Chicons au gratin, plonge dans l’atelier cuisine. On y entend Louise, habituée du Chal’Heureux depuis plusieurs années, raconter qu’elle aimerait devenir restauratrice et qu’elle a trouvé au café social des amitiés qui lui manquaient. Philippe, né à Liège, dit rêver de l’Australie tout en rappelant qu’il y a de belles choses à voir même en Belgique. Naïf, irakien, raconte ses voyages en Syrie, en Turquie, en Grèce, avant d’arriver ici. Nadia, marocaine, dit que la Belgique est devenue son pays préféré parce que c’est celui de sa fille, née ici. Une autre participante raconte sa fuite de Daesh, la traversée à pied avec ses enfants, les années passées en Turquie où ils étaient harcelés parce qu’ils parlaient kurde, puis l’arrivée en Belgique en avion. « Ici, c’est tranquille. Ma famille est en sécurité », dit-elle.
Le podcast donne aussi à entendre les tensions qui ont traversé le projet. Une discussion sur le vol et le sentiment d’insécurité tourne autour de la lourdeur d’un dépôt de plainte, de la honte à se montrer victime, du manque d’accès à quelqu’un pour en parler simplement. Une personne du Chal’Heureux dit des participantes migrantes que ce sont des personnes très courageuses, que certaines ont dû fuir des choses. Une autre ajoute qu’il faut être courageux pour venir dans un autre pays et apprendre à parler la langue.
La seconde partie, Couscous, reprend la suite chronologique du projet à travers un montage de paroles récoltées d’atelier en atelier. Le partage des savoir-faire culinaires, les récits d’arrivée en Belgique, la déconstruction progressive des préjugés entre les deux groupes.
Ce que le projet a changé
L’objectif du projet était de comprendre autrement, de créer du lien entre des publics qui se côtoient peu, et de sortir des raccourcis qui alimentent la méfiance. Sur ces trois plans, quelque chose s’est vraiment déplacé.
D’abord la manière de comprendre l’insécurité elle-même. Les participant·es ont nommé des formes d’insécurité que le débat public n’entend jamais, la peur d’ouvrir une enveloppe officielle, la honte de ne pas pouvoir payer quelque chose pour ses enfants, la peur de croiser quelqu’un qui vous a volé, le geste de fermer sa porte à double tour chaque soir sans vraiment savoir l’expliquer. Ce travail a aussi révélé qu’aucun des deux groupes ne formait un bloc homogène face à l’insécurité. Au Chal’Heureux, certain·es ont exprimé une peur concrète liée à un vécu, un vol, une intrusion, tandis que d’autres portaient un regard plus nuancé, reconnaissant les faits sans généraliser une image négative du quartier ou de la ville. En écho aux témoignages du groupe de personnes migrantes sur leur arrivée en Belgique, plusieurs habitué·es du Chal’Heureux ont à leur tour enregistré leurs propres origines familiales et parcours de déracinement. La frontière trop simple entre « Belges » et « étrangers » s’est déplacée, chacun·e porte une histoire de migration ou de déracinement, plus ou moins ancienne, plus ou moins visible.
Ensuite la solidarité et la réciprocité. Les formats variés, oral, écrit, dessin, collage, cuisine, chant, ont permis à chacun·e de contribuer selon ses moyens, sans que la maîtrise du français ou de l’écrit ne mette personne de côté. Quand les habitué·es du Chal’Heureux ont lu les cartes postales des apprenantes et exprimé leur admiration pour leur apprentissage du français, les apprenantes ont répondu en évoquant les difficultés que rencontrerait un francophone qui apprendrait l’arabe. Ce moment de symétrie, où chaque groupe reconnaît la difficulté de l’autre sans se placer en surplomb, dit ce que la solidarité construite peut produire concrètement de la réciprocité.
Enfin l’inclusion et le vivre-ensemble. La rencontre entre les deux groupes n’était pas acquise d’avance, elle est passée par des détours nécessaires, les recettes avant les discussions sur l’insécurité, la cuisine avant le face-à-face, plusieurs mois d’échanges indirects avant la première rencontre en personne. Ce temps long a rendu la rencontre réelle. Le glissement le plus net s’est produit quand les deux groupes ont préparé ensemble le repas pour l’ensemble des bénéficiaires du Chal’Heureux, ils ne créaient plus seulement entre eux mais pour d’autres. Au-delà des participant·es directement impliqué·es, les habitué·es du café social qui observaient les deux groupes travailler ensemble se montraient curieux et posaient des questions, le projet a rayonné au-delà de son périmètre initial. La fresque collective en est la synthèse la plus lisible, deux groupes qui se méfiaient l’un de l’autre ont abouti à une vision commune de ce dont ils ont besoin pour vivre ensemble.
Interrogées en fin de projet sur une possible envie de retourner au Chal’Heureux, les participantes du groupe de personnes migrantes ont répondu positivement. L’une d’elles a raconté qu’elle habitait juste à côté du café social, qu’elle voyait des gens y entrer sans savoir ce que c’était, et qu’elle se demandait ce que pouvait être ce lieu. Elle affirme aujourd’hui le connaître mais aussi mieux connaître son quartier et des personnes qui y vivent.
Ces déplacements ne doivent pas être surestimés. Plusieurs participant·es ont souligné, lors du bilan collectif de fin de projet, ne pas ressentir moins de peur qu’avant. Ce que le projet a modifié, plus modestement mais réellement, ce sont les raccourcis et les généralisations que chacun·e peut faire.
Un projet qui continue à vivre
Deux expositions ont présenté l’ensemble des productions au public, chez Infor Famille puis à l’An Vert, et une dernière rencontre a réuni les deux groupes en septembre autour de l’écoute du podcast et d’une exposition finale.
La matière du projet ne s’arrête pas là. Le podcast, les cartes postales, la fresque, le carnet de recettes et le guide d’animation continuent de circuler. Des écoutes publiques et des expositions permettent de reparler du projet, d’échanger sur ce qu’il a produit, de le faire connaître à d’autres structures qui voudraient s’en inspirer.
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Écouter & Télécharger les réalisations du projet
Ce projet a donné naissance à de multiples supports collectifs et outils pédagogiques que nous mettons à votre disposition.
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Le podcast en deux parties:
Immergez-vous dans l’ambiance des ateliers grâce aux prises de son réalisées sur le vif tout au long du projet.
Partie 1, Chicons au gratin.
À travers la préparation d’un plat traditionnel belge, les voix se croisent. On y parle d’apprentissage de la langue, du courage de l’exil, d’isolement mais aussi des rêves de voyage et de la chaleur d’être ensemble.
Écouter la partie 1: à venir
Partie 2, Couscous.
Le second volet est axé sur les vérités partagées autour de la table, les récits d’arrivée en Belgique et la déconstruction des préjugés.
Écouter la partie 2: à venir
Livre de recettes, « Nos recettes ».
Un carnet culinaire qui réunit notamment le pain afghan de Bibi, le tajine de Yamina et Nadia, la salade kurde de Zara, les crêpes mille trous de Ouarda, le couscous de Salma ainsi que le hachis parmentier et les chicons au gratin.
Télécharger le carnet de recettes (PDF)
Carnet de témoignages, « Arriver. Raconter. Être entendu. »
Un recueil des récits, anecdotes sur l’arrivée en Belgique.
Télécharger le carnet de témoignages (PDF): à venir
Le guide d’animation et notre vision de l’insécurité
Ce livret documente notre méthodologie d’éducation permanente. Il part d’un constat, derrière les discours politiques ou médiatiques sur l’insécurité, il existe une autre insécurité, invisible et quotidienne, administrative, matérielle, relationnelle, liée au logement. Le guide propose une démarche non prescriptive qui repose sur trois mouvements : partir du vécu personnel, remonter aux causes structurelles, construire des alternatives citoyennes.
Il contient deux fiches pédagogiques prêtes à l’emploi.
Fiche pédagogique n°1, rapprocher des publics différents. De la correspondance à la rencontre, six à huit séances pour animer deux groupes distincts.
Fiche pédagogique n°2, travailler l’insécurité. Analyse critique, vécu et propositions citoyennes, trois à quatre séances.
Télécharger le guide d’animation
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Thématique |
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Éducation aux médias |
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Discriminations et inégalités |
Déconstruire les stéréotypes, travailler les mécanismes d’exclusion, formuler des alternatives citoyennes. |
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Création médiatique participative |
Podcasts, capsules audio, fanzines, utiliser la création comme outil d’expression et d’émancipation avec des groupes. |
Pour échanger
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Ce projet bénéficie du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre de l’appel à projets Promotion de la Citoyenneté et de l’Interculturalité (PCI) 2025
